Cette section trace une ligne imaginaire et intergénérationnelle entre des cinéastes dont les témoignages rendent compte d’une société riche de traditions, tout en se positionnant à l’avant-garde de nombreux courants. Un programme riche et intense qui réunit à la fois des films anciens et contemporains et relie l’histoire à l’évolution récente du Vietnam.

Bien qu’il soit possible de faire remonter les débuts du cinéma vietnamien aux années 1920‐30 de la colonisation française, il faut attendre les années 1970‐80 de la fin de la guerre américaine pour que s’affirme la première génération de cinéastes femmes. Formée principalement à l’école du cinéma soviétique, elle a comme figures marquantes : Bach Diêp, Duc Hoan, Nhuê Giang et Viet Linh qui représente cette génération pionnière au focus du présent festival.

La génération des réalisatrices pionnières est historiquement liée aux studios d’Etat dans le contexte d’un cinéma entièrement étatisé en place jusqu’au début des années 2000. L’ouverture du secteur du cinéma au privé en 2003 a changé la donne avec la constitution de groupes capitalistes dominant le cinéma commercial, et aussi l’apparition de structures indépendantes permettant l’émergence de films d’art et d’essai. À ce jour, ce n’est pas par le cinéma commercial, mais par des films d’art et d’essai que s’affirme au Vietnam une nouvelle génération de réalisatrices, formée au contact des cinématographies américaine et européenne, et dont les figures reconnues sont Nguyen Trinh Thi, Siu Pham, Nguyen Hoang Diep et Tran Phuong Thao.

Tran Hai Hac
Animateur de YDA, ciné‐club dédié au cinéma vietnamien

Présentation extraite du texte publié sur le site Internet du festival

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